• La servante écarlate


     

    Rapide synopsis : Dans une société où le taux de natalité est au plus bas, les femmes ont fini par être démises de leur statut de citoyennes. Elles sont destinées à être, au mieux Epouses, Tantes, Marthas, au pire Ouvrières ou Servantes, ces toutes dernières dont l’unique rôle est d’assurer la reproduction humaine.

    La république de Gilead pour imposer sa parole s’est justifiée d’un passage de la Bible où la femme d’Abraham, se croyant stérile, lui offrit sa servante. Pour pérenniser leur système totalitaire toute opposition est sévèrement réprimée et croyez-moi, pour ça ils ont de l’imagination…

    La mise en scène est extrêmement soignée, des lumières aux décors en passant par les prises de vue, tout contribue à renforcer le côté anxiogène des situations.

    Pour être honnête, j’ai mis un peu de temps à me faire au rythme assez lent de la narration puis j’ai fini par m’attacher aux personnages et attendre désespérément que la maxime récurrente « Nolite te bastardes carborundorum" prenne enfin corps.

    La force de la série est qu’elle questionne d’autant plus lorsque l’on entend certains discours nauséabonds de ces dernières années. 

    A noter que la bande originale assez rock and roll est souvent en décalé avec le propos, ce qui renforce le sentiment qu'il est aisé de passer d'une société qui se remet en question à une société qui ne s'en pose plus.

    S.

    **********

     

    En général, je ne suis pas spécialement attirée par les dystopies, mais j’ai vraiment accroché à celle-ci, peut-être parce qu’en regardant la série, il est impossible de ne pas faire de lien avec le climat politique qui règne en ce moment aux USA voire dans certaines parties du monde. On y retrouve des thèmes comme la négation du réchauffement climatique ou la menace contre les libertés civiles et les droits des femmes. 

    Du coup ça fait froid dans le dos. 

    La série est tirée d’un classique de la littérature américaine, écrit par Margareth Atwood, paru en 1985 déjà et on peut dire que son regard était visionnaire.  Chaque épisode a un rythme très lent, on dirait un film suisse ;O) Mais c’est certainement ce qui lui donne sa particularité, de même que les gros plans sur les visages, notamment celui de l’héroïne.

    Je suis curieuse de voir comment les scénaristes vont développer l’histoire dans la saison 3, en sachant que le livre se terminait avec la fin de la première saison et j’espère surtout qu’ils ne vont pas perdre l’esprit de la série en la faisant durer trop longtemps. 

    Ma note 5,4/6 

    K.

     


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  • Commentaires

    1
    Fofie
    Mardi 7 Août à 17:48

    Ça veut dire quoi "dystopie" ? :P

      • Mercredi 8 Août à 11:38

        Une utopie qui prend l'eau ... yes

        "Une dystopie décrit un monde futur, proche ou lointain, où la société, souvent régie par un régime totalitaire, est censée être parfaite et prête à tous les excès pour trouver le bonheur." Fin du mode maîtresse d'école tongue

    2
    Mardi 18 Septembre à 21:43

    La Servante écarlate arrive enfin en clair le 30 septembre à 21 heures sur TF1 séries films !

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