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    Si vous aimez avoir peur, c'est LA série récente à ne pas rater !

    Mike Flanagan, s'est inspiré d'un best seller  "La maison hantée" de Shirley Jackson et a à priori complètement transformé l'histoire pour proposer cette série de 10 épisodes, vivement conseillée par Stephen King lui-même !

    L'histoire : les cinq enfants Crain ont passé un été dans un manoir censé être rénové par leurs parents pour être revendu ensuite. Ils l'ont quitté précipitamment la nuit où leur mère est morte et trente ans plus tard, ils sont toujours hantés par ce qu'il s'y est passé.

    Pouvoir développer un récit de maison hantée en série plutôt qu'en film permet de s'attacher plus longuement aux personnages, à leur personnalité et aux conséquences de ce qu'ils ont vécu lors de cet été. Le réalisateur utilise d'ailleurs intelligemment de nombreux va-et-vient entre le passé et le présent.

    Le succès d'une série tient également, pour une grande part, au casting et, à mes yeux, celui de The haunting of Hill House est particulièrement réussi. Je citerai surtout Henry Thomas (le Eliott de E.T.) en père et mari aimant, mais comme souvent dans ce genre d'histoire, complètement dépassé par la situation, ainsi que tous les jeunes acteurs qui tiennent leur rôle à la perfection.

    Est-ce qu'on a peur ? Oui clairement ! Mais je laisse le soin à S. de vous en parler mieux que moi ! Je dirais juste que le réalisateur est très doué pour placer en arrière-plan des ombres et des silhouettes qu'on ne voit pas toujours et qui rajoutent un petit plus. Il a aussi glissé quelques clins d’œil pour les spectateurs avertis comme cette lunch box avec les personnages de E.T. dessus :)

    Quelques épisodes trainent un peu en longueur, mais sur une durée de 50 minutes, on peut le pardonner. Par contre, la fin est quelque peu décevante, un peu embrouillée et n'expliquant pas tout, c'est dommage. Mais à priori, c'est justement parce que tout n'est pas résolu sur l'origine du mal dans le dernier épisode qu'une saison 2 serait envisagée. Le succès remporté par la série sera aussi, à mon avis, un élément décisif.

    Ma note : 5,5/6

    K.

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    K vous a presque déjà tout dit, je vais essayer de compléter ! :) Selon moi le ton est donné dès les premières secondes du magnifique générique.

    Comme dans ses précédentes réalisations (The Mirror, Ouija : les origines, Ne t'endors pas...), Mike Flanagan n'use pas d'effets spéciaux spectaculaires et à outrance, mais crée une ambiance angoissante à l'ancienne en nous livrant entre autre un travail soigné de l'image.

    En plus de fantômes cachés dans les arrières-plans, il s'amuse à révéler quelques indices qui ne prennent toute leur saveur qu'une fois la série entièrement terminée, offrant ainsi de l'intérêt à un deuxième visionnage. A l'instar de Shirley, qui pendant un sommeil agité, révèle une pièce du puzzle final dès les premiers épisodes.

    Le montage est habilement mené entre les différentes époques et personnages afin de plonger le spectateur dans une immersion totale et le tenir en haleine.

    The Haunting of Hill House est une série anxiogène certes, mais également émouvante. En toile de fond, il y est question d'une famille qui perd pied.

    S.


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    The Rain est une fiction d'anticipation post-apocalyptique danoise d'assez bonne facture.

    Six ans après l'apparition d'un virus, véhiculé par la pluie, qui a décimé une partie de la population scandinave, une sœur et un frère partent à la recherche de réponses et d'un monde meilleur.

    De la série se dégage une réflexion très contemporaine sur l'eau, qui d'habitude source de vie, se retrouve cette fois-ci à l'origine du chaos. C'est un choix scénaristique intéressant, qui fait totalement écho à la situation écologique actuelle. Il y est donc question de comment survivre dans ce monde devenu anxiogène, mais également d'amitié et surtout d'apprentissage, du moins d'une volonté de ces jeunes de faire mieux que leurs aïeux.

    La grande révélation de la série est l'actrice Alba August, déjà remarquée dans Jorskott. Elle campe son rôle de grande sœur surprotectrice à merveille, ce qu'elle avoue être dans la vie avec ses huit frères et sœurs.

    Certes, il y a des incohérences et le scénario est parfois prévisible, mais l'ensemble mérite le détour. Ceci dit, et ce même s'il reste bien des mystères, je suis assez sceptique quant à une deuxième saison.

    S.

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    Cette série surfe sur la vague des dystopies (coucou Fofie !) et même si elle ne révolutionne pas le genre, les 8 épisodes de 45 minutes ne sont pas inintéressants.

    Avec un budget modeste, les scénaristes ne parviennent certes pas à rivaliser avec les séries post-apocalyptiques à succès mais le concept de la pluie destructrice, (cela nous change des zombies, que j'aime bien au demeurant) est original. Les magnifiques forêts scandinaves, humides et froides, donnent une ambiance très particulière à l'ensemble. J'ai bien aimé aussi les flashbacks où l'on découvre le passé et l'histoire personnelle, souvent compliquée, des personnages, et qui permettent de mieux comprendre ce qui a façonné leur personnalité actuelle et comment chacun s'efforce, à sa manière, de survivre dans ce nouveau monde hostile.

    Toutefois, la trame, souvent trop prévisible, gâche un peu le plaisir et une partie du suspense, c'est dommage.

    Ma note : 4,7/6

    K.


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    Cette série est l'adaptation du roman éponyme de Caleb Carr.

    L'histoire : à la fin du 19ème siècle, à New York, un tueur en série mutile et massacre de jeunes garçons. Théodore Roosevelt (oui, le futur président), actuellement préfet de la ville demande au docteur Laszlo Kreizler, spécialiste des maladies mentales, de trouver le coupable. Celui-ci s'adjoint son ami et illustrateur John Moore et rapidement les rejoignent Sarah Howard, première femme entrée dans la police new-yorkaise, ainsi que les frères Isaacson, deux jeunes policiers aux méthodes novatrices.

    Pour moi, le point fort de la série est incontestablement la reconstitution, très détaillée, du New York de l'époque, avec des décors particulièrement bien mis en scène, qui accentuent une ambiance de mystère, limite pesante.

    L'autre aspect qui m'a plu, c'est que la personnalité et les démons qui hantent les enquêteurs sont tout aussi, voire plus intéressants, que la recherche du tueur elle-même.

    Toutefois, j'ai eu pas mal de peine à entrer dans l'histoire et je trouve que les rôles secondaires ne sont pas assez développés, on aimerait vraiment en savoir plus, notamment sur les personnes qui vivent avec Laszlo Kreizler.

    Malgré tous mes efforts, à chaque épisode, je n'ai pu m'empêcher de transposer les enquêteurs à notre époque et imaginer cette fine équipe dans une série comme Esprits criminels, NCIS ou les Experts...

    Ma note : 4,9/6  (oui, je mets des notes, histoire de ne pas oublier comment on fait ah ah)

    K.

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    J'ai adoré le travail soigné de l'image, des décors et des costumes. On se croirait dans le vieux Londres, celui de Jack l'éventreur, mais non on est bien à New York à la fin du XIXème, l'ambiance est pourtant la même, anxiogène, glaciale et sombre.

    Les personnages principaux sont bien traités, profonds, blessés et divinement interprétés par un trio d'acteurs à savoir Dakota Fanning, Daniel Brühl et Luke Evans (qui partage l'affiche dans My Wonder Woman que je vous recommande au passage).

    Je vous l’accorde, les deux premiers épisodes sont un peu longs mais c'est juste le temps d'asseoir l'histoire ! Après, tout se complexifie et de fausses pistes en rebondissements, on est happé dans cette quête de l'identité du criminel.

    La série, sur fond d'intrigue sordide, aborde beaucoup de thèmes, tels que les débuts de l'utilisation de la psychologie dans l'approche des crimes mais également d'autres à dimension sociale : l’émancipation des femmes, la prostitution, la pauvreté etc.

    Pour l'instant il n'est pas prévu de deuxième saison, la première étant l'adaptation pure et simple du livre, mais gageons que les nominations attribuées dernièrement à la série feront pencher la balance du bon côté :) d'autant plus que les acteurs sont tout à fait partants pour amener un peu plus loin leur personnage.

    NB : attention âmes sensibles s’abstenir, certaines images sont assez crues.

    S.

     

     


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    Rapide synopsis : Dans une société où le taux de natalité est au plus bas, les femmes ont fini par être démises de leur statut de citoyennes. Elles sont destinées à être, au mieux Epouses, Tantes, Marthas, au pire Ouvrières ou Servantes, ces toutes dernières dont l’unique rôle est d’assurer la reproduction humaine.

    La république de Gilead pour imposer sa parole s’est justifiée d’un passage de la Bible où la femme d’Abraham, se croyant stérile, lui offrit sa servante. Pour pérenniser leur système totalitaire toute opposition est sévèrement réprimée et croyez-moi, pour ça ils ont de l’imagination…

    La mise en scène est extrêmement soignée, des lumières aux décors en passant par les prises de vue, tout contribue à renforcer le côté anxiogène des situations.

    Pour être honnête, j’ai mis un peu de temps à me faire au rythme assez lent de la narration puis j’ai fini par m’attacher aux personnages et attendre désespérément que la maxime récurrente « Nolite te bastardes carborundorum" prenne enfin corps.

    La force de la série est qu’elle questionne d’autant plus lorsque l’on entend certains discours nauséabonds de ces dernières années. 

    A noter que la bande originale assez rock and roll est souvent en décalé avec le propos, ce qui renforce le sentiment qu'il est aisé de passer d'une société qui se remet en question à une société qui ne s'en pose plus.

    S.

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    En général, je ne suis pas spécialement attirée par les dystopies, mais j’ai vraiment accroché à celle-ci, peut-être parce qu’en regardant la série, il est impossible de ne pas faire de lien avec le climat politique qui règne en ce moment aux USA voire dans certaines parties du monde. On y retrouve des thèmes comme la négation du réchauffement climatique ou la menace contre les libertés civiles et les droits des femmes. 

    Du coup ça fait froid dans le dos. 

    La série est tirée d’un classique de la littérature américaine, écrit par Margareth Atwood, paru en 1985 déjà et on peut dire que son regard était visionnaire.  Chaque épisode a un rythme très lent, on dirait un film suisse ;O) Mais c’est certainement ce qui lui donne sa particularité, de même que les gros plans sur les visages, notamment celui de l’héroïne.

    Je suis curieuse de voir comment les scénaristes vont développer l’histoire dans la saison 3, en sachant que le livre se terminait avec la fin de la première saison et j’espère surtout qu’ils ne vont pas perdre l’esprit de la série en la faisant durer trop longtemps. 

    Ma note 5,4/6 

    K.

     


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